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  Hommage à Jean François Decaux, arrière-arrière petit neveu de Zéphirin Béra (pére d’André Léo)

samedi 24 mars 2007

A Jean - François Decaux, arrière-arrière petit neveu de Zéphirin Béra

André Léo est décédée le 21 mai 1900, après ses jumeaux restés sans enfants. Mais grâce à sa vitalité, la famille Béra a pu transmettre son sang et sa flamme jusqu’à nos jours : un petit Clément Béra est né à Avallon le 14 juin 2002. Notre association a eu l’honneur de compter parmi ses membres un descendant de Théodore Béra, demi-frère de Louis Zéphirin, et avocat général à la Cour d’appel de Poitiers jusqu’à sa mort en 1847. C’était Jean François Decaux, né à Paris en 1931, dont la mère, Geneviève Béra, était l’arrière petite fille de Théodore.

Il faut, hélas, parler au passé car Jean François a pris sa place, à la Toussaint 2006, dans le tableau généalogique et historique de sa grande famille, qu’il avait reconstitué patiemment, et au prix de très nombreuses plongées dans les archives départementales. Sa petite voiture l’a forcément conduit un jour - comme Fernanda, comme Claude Latta- à Champagné-Saint-Hilaire et à Lusignan. Et je revois encore derrière ses lunettes, ses yeux voilés par l’émotion, lorsqu’il s’est trouvé devant la maison de Bois Vert, où sont ses racines… puis devant le Vieux Logis de la Carlière et les tombes bousculées du cimetière. Il venait de franchir une étape décisive dans ses recherches qui l’ont conduit à Vincennes, en Bourgogne, en Picardie et sans doute ailleurs.

En retraite, il a mis dans les activités généalogiques autant de rigueur et de méthode que dans ses fonctions professionnelles, autant de soin et de passion qu’auprès de ses enfants et petits-enfants, autant de minutie et de savoir-faire que dans ses travaux de menuiserie. Il a pu ainsi nous aider à mieux cerner l’environnement familial de la jeune Léodile : les origines picardes de l’ancêtre Louis, mort à Champagné en 1755 ; les portraits des arrière grands-parents de Boisvert Louis Béra et Françoise Fradin ; les ramifications vers les Bourdier, Guitteau, Bonnal qui ont été tour à tour maires de Champagné ; les drames familiaux comme la disparition, juste avant son mariage, des deux cousines de Champagné, tant aimées.

Sans doute parent éloigné d’Alain Decaux, Jean François avait comme celui-ci un intérêt dévorant pour l’histoire et la même gourmandise pour les petites anecdotes souriantes. Mais sa discrétion lui faisait préférer la diffusion de son savoir par Internet dont il était friand, dans des discussions privées où il excellait, ou par le moyen de petites monographies qu’il avait fini par accepter de rédiger, plutôt que par des conférences. Il est pourtant intervenu dans le cadre du Cercle généalogique auquel il adhérait, pour évoquer ses ancêtres. Sa disparition bien trop prématurée va nous priver de la même intervention au cours de notre prochaine Assemblée Générale.

Si nous avons perdu un témoin vivant de l’ardeur des Béra et un allié objectif dans notre volonté de découvrir et de faire connaître André Léo, j’ai perdu quant à moi, comme beaucoup d’autres, un ami souriant, ouvert, sensible … et complice en « Béramania ».

Louis VIBRAC